vendredi 20 janvier 2012

Un jour

Juste une journée... Vingt quatre petites heures, ajoutées aux quelques milliers qui constituent cette année. Un petit grain de sable cosmique, un infime rattrapage.

J'aime bien cette idée de la petite touche différente, le bonus, quelque chose de plus. A l'heure où la morosité et le pessimisme s'infiltrent jusque dans mon blog, mon boulot, les discussions avec mes collègues, j'aime penser que nous avons une occasion de voir la vie autrement. Tandis que les médias ne nous parlent que de crise, de panique, de rigueur, je veux imaginer qu'on a aussi un peu de latitude dans notre vie. Un imprévu, un moment de respiration, d'improvisation... Une pépite qui change de l'ordinaire.

Il est bien tard pour souhaiter quoi que ce soit pour les jours à venir. D'autres s'y sont essayés, et c'est un exercice bien difficile, dans lequel je me contente souvent de phrases convenues. Je voudrais tant pour chacun, chaque jour... Mieux aimer ce collègue qui m'agace, consacrer davantage de temps à ceux qui ont besoin de moi, finir ce que je m'engage à faire... Ce que je voudrais dire, je crois qu'il serait plus sage de laisser les paroles d'un chant liturgique l'exprimer pour moi :

Que la grâce de Dieu soit sur toi
pour t'aider à marcher dans Ses voies.
Reçois tout son pardon et sa bénédiction,
va en paix, dans la joie, dans l'amour.

mercredi 14 septembre 2011

Taizé - Carnet de voyage - Dimanche 28 août 2011

Provocation ? Test ? Grande première ? Peut-être un peu de tout ça... Ou pas. Juste l'impression, profonde, d'être à ma place. A cet instant là, dans ce lieu là, dans cet esprit là. Puisque la communauté le vit comme cela, puisque j'en suis si proche...

Pendant l'eucharistie, j'ai vécu en catho. Je sentais bien mes camarades un peu perdus, à côté de moi, eux qui ne connaissaient que le culte réformé étaient surpris par mes gestes, mes répons... Les chants, ces fameux chants méditatifs qui rendent Taizé célèbre, rythmaient la messe. C'était un peu étrange, pour moi, de voir à quel point la liturgie peut, d'un coup, paraître "simple", lorsqu'on la vit ainsi. Multilingue : pas d'homélie mais le silence, celui qui permet de réfléchir sur le texte, revoir son moment de retraite, comprendre peu à peu la Révélation, dans toute sa profondeur.

Taizé, mélange des genres... Compromission ? Relativisme ? Ou juste vivre pleinement le fond de la foi chrétienne, sans fioriture, sans bisbille. Ici, personne ne demande la confession de l'autre. Ni son job, ses peurs, sa situation de famille... D'ailleurs, on ne demande pas, on offre. On offre à l'autre ce qu'on est. Et comme chacun fait pareil, tout le monde apprend de la façon la plus simple et merveilleuse qui soit, au contact de l'autre, des autres, autant qu'à celui du Tout Autre.

J'ai grandi, un peu. C'est le moment. Le bon moment. Communion. Première communion... Goûter, pour la première fois, au Pain de Vie. Surprise. Joie. A cœur ouvert. Pleine conscience de ce trésor que je vis.

Dimanche à Taizé, c'est aussi les départs. Larmes, séparations, sacs à dos, trafic intense. Une joyeuse ruche. Dont chaque abeille va aller porter du fruit. Chacune à sa place.