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lundi 13 décembre 2010

Gaudete, lumière... et libération

Joie des chants,
sourire du célébrant,
à défaut de chasuble rose...

"Es-tu celui qui doit venir ?"
Question ancienne, défi actuel,
lancé à chacun en homélie :
"Que crois-tu ? Choisis !"

Doute au cœur,
geste de paix,
chemin incertain,
tristesse... difficile à expliquer.

Lumière des enfants,
conte d'espérance et d'attente
sur parole d'amour[1].

Télescopage des époques :
Esaïe[2], Marie, Jean Baptiste,
tous attendent, préparent...
Et nous ?

Accablement dans la sécheresse de la prière,
les mots qui ne viennent pas,
l'esprit qui ne se fixe pas
ou plutôt se fixe sur ce qu'il ne devrait pas.

Culpabilité, lâcher prise,
finalement faire confiance,
prier, encore, malgré le trouble...

Et se libérer, enfin.

Oser prier pour celui qui blesse,
permettre au Miséricordieux
de panser enfin
cette plaie douloureuse.

Notes

[1] 1 Corinthiens 13, 13 : Maintenant donc ces trois-là demeurent, la foi, l'espérance et l'amour, mais l'amour est le plus grand.

[2] Isaïe pour ceux qui préfèrent

samedi 23 mai 2009

Fragile équilibre

Depuis plusieurs mois, j'ai pris l'habitude de participer, autant que faire se peut, à la messe puis au culte le dimanche. Il faut dire que tout s'y prête : les horaires (messe à 9h30 et culte à 10h30), la proximité des lieux de culte près de chez moi (l'église et le temple sont dans la même rue), et mon désir de m'impliquer dans les deux communautés.

Et je dois dire que si, pour quelque raison que ce soit, je ne peux assister à l'une des célébrations, je ressens un vide. Si je ne peux aller à la messe, la présence eucharistique me manque. Si je ne peux participer au culte, la prédication, les chants, la prière spontanée me manquent.

Comment expliquer cela à la plupart des croyants, qui ne sont pas en situation multiconfessionnelle ? Cela n'est qu'un ressenti. Ce serait comme parler couramment deux langues (l'anglais et le français par exemple), et ne pas pouvoir retrouver à un moment donné, d'autres personnes parlant l'un des langages. Une langue n'est pas qu'une façon de parler, de la même façon qu'une célébration n'est pas qu'un rite : c'est un environnement, une culture, un partage, des sous-entendus, une expression différente de la foi...

Une double culture est une richesse, un trésor à cultiver. Parfois, cela peut aussi être source de tension et de regrets. J'apprécie beaucoup les célébrations, les prières de chaque confession ; mais aussi l'esprit, l'ambiance, la connivence, tout ce qui se décrit difficilement et qui fait qu'on se sent chez soi dans une communauté...

Dans d'autres foyers mixtes, d'autres couples et parents trouvent d'autres méthodes : aller une semaine d'un côté, une semaine de l'autre ; ou bien un parent d'un côté, l'autre de l'autre, avec éventuellement les enfants selon la célébration pour laquelle chacun a le plus d'affinité.